Un comparateur pour tubes de postes batteries
(Année de fabrication : 2009)

Quoi de plus inquiétant lors de l'achat d'un tube de savoir s'il est en bon état ! Outre la possibilité de mesurer le filament à l'ohmmètre, l'émission et la réaction des grilles, sans lampemètre c'est du bonheur à la chance. J'ai donc réalisé ce petit testeur qui fonctionne par mode de comparaison par rapport à un tube en bon état. Nous verrons plus loin les essais de ce testeur. Description du schéma
Les composants sont peux nombreux, et reste une réalisation à la portée de tous.
La mesure de l'émission des électrons du filament vers la plaque est mesuré par l'intermédiaire d'un galvanomètre de 100 µA, qui donne le débit de la lampe en test. Les grilles G1 de commande et G2 sont mis au potentiel de la plaque. Une interruption par G1/G2 permet de contrôler la réaction des grilles. Si elles sont sans réactions elles peuvent être coupées ou en court circuit.
Une alimentation unique pour le filament et la plaque de 2.8V,est régulé par un LM 317. La source est une pile de 9 volts.
La tension du filament est sous alimentée par mesure de sécurité pour le tube, le débit sera effectivement moins important qu'avec une tension de 4 volts, mais on ne recherche pas à déterminer le débit exacte du tube en test, mais de le comparer à la valeur mesurée d'un tube tester auparavant en bon état.
Le commutateur COM 2 sélectionne la sensibilité du galva pour des tubes à très faibles débit et inversement.
Sur ce commutateur à 4 positions et 3 circuits , j'utilise un circuit pour couper l'alimentation à chaque commutation, afin d'éviter la butée de l'aiguille du galva entre le passage à vide de chaque plots de commutation.
Les résistances sont calibrées pour donner une lecture divisées par 1,2,3 ou 4 du calibre 1. Sur calibre 1 en plaine déviation (100) donne (50 )sur le calibre 2, (33.33) sur 3 et (25) sur 4.
Le commutateur COM 1 sélectionne les trois positions de mesure.
Position 1 = Arrêt et permet le test de la pile par l'intermédiaire d’un bouton poussoir.
La position 2 test la continuité du filament, sans tube cette position permet également avec des cordons de pointes à touches de mesurer une continuité quelconque, par exemple la bobine d'un transformateur BF.
La position 3 test l'Ă©mission du filament vers la plaque.

REALISATION
Pour le boîtier j'ai utilisé un ancien multimètre qui était hors service, mais le galvanomètre est en état de marche.
Bien pratique la poignée de transport qu'il faudra remettre en état et le compartiment pour la pile.

Après avoir démonté les platines avec les composants du multimètre, il faut faire place net sur l'arrière de la face avant en découpant les morceaux de plastiques qui recevaient le commutateur de sélection.
Avec une dremel et une petite fraise ça marche au poil.
Et voila le boîtier est prêt à recevoir les composants du testeur.

LA FACE AVANT
La face avant d'origine du multimètre reste en place, mais reste inutilisable. Je réalise une plaque en alu de 1,5 mm d’épaisseur qui viendra se placer par dessus et recevra les différents commutateurs.
Un peu de travail d'ajustage pour mettre la plaque aux dimensions et perçages des trous après avoir déterminé leurs emplacements

LA SERIGRAPHIE DE LA FACE AVANT
Pour déterminer avec exactitude la position des différents repères des commutateurs, je place sur ma plaque une feuilles de papier immobilisée par de l'adhésif.
Je place les commutateurs ainsi que les boutons, et je trace les positions. J'utilise le même procédé pour les graduations d'un potentiomètre qui indiquerai diverses tensions dans sa rotation des 360°.
Une fois terminé je récupère cette feuille qui va me servir pour le scanner.

Une fois scanné, j'utilise un logiciel de retouche d'image qui permet de superposer une multitude de calques.
Il suffit en fait de décalquer au propre les positions de notre feuille, un peu comme dans le temps ou l’on utilisait une feuille de papier transparente. On superpose les points on place les inscriptions, une fois terminé, on rend la feuille d'origine invisible, il ne reste plus qu'à l'imprimée.
Vous pouvez télécharger ce logiciel gratuit ici
Je vérifie la première impression, pour m'assurer que les positions et surtout l'échelle soient exactes.

Pour une question d’esthétique mon choix c'est tourné sur une sérigraphie sur fond noir et inscription en blanc, qui s'accorde mieux à la couleur du boîtier. Rien de plus facile avec l'option Négatif du logiciel.
Une fois imprimé, je plastifie la feuille. Aujourd'hui les plastifieuses se trouvent partout.
Je colle soigneusement cette feuille plastifiée sur ma plaque d'alu, en vérifiant la concordance des trous tracés sur la feuille et des trous de la plaque.
Après séchage il ne reste plus qu’à découper les trous avec une lame de cutter.

LES DOUILLES DE CONNECTIONS DES TUBES
Pour les douilles j'ai repris les deux modèles que je retrouve le plus souvent dans mes postes, deux types Européenne en 5 broches.
J'avais à ma disposition un socle mais pas le deuxième, je les ais donc réalisés par tournage, la fente pour l'élasticité de la connexion , est obtenu avec un disque à tronçonné sur Dremel. Le support est une plaque en PVC percée avec un maximum de précision aux cotation normalisés du tube. (voir schéma)

Montage sur le boîtier.

LE CABLAGE
Pas grand chose à dire sur la parti électronique qui est de toute simplicité.